Le cerisier du Japon, souvent nommé Prunus serrulata, intrigue toujours par sa capacité à fasciner les amateurs de jardins comme les simples curieux. Difficile de résister à ses fleurs qui transforment un espace extérieur en tableau éphémère chaque printemps. Toutefois, que fait-on une fois la floraison terminée ? Plusieurs se posent la question et cherchent à préserver le charme de leur cerisier aussi longtemps que possible. Voici un guide qui rassemble des stratégies concrètes, agrémentées d’astuces éprouvées, pour accompagner la croissance de ce précieux arbre.
Le cerisier du Japon, un arbre majestueux et polyvalent
Le cerisier du Japon s’impose aisément comme une présence forte dans un jardin. Sa floraison abondante évoque les célèbres allées japonaises où la beauté prend tout son sens avec douceur. Ces arbres trouvent leur place aussi bien dans les grands espaces que sur de petites parcelles, car certaines variétés s’adaptent plutôt bien à différentes configurations. Les feuillages ne sont pas laissés pour compte, puisqu’ils se démarquent par des couleurs automnales chatoyantes. Cette richesse visuelle séduit les amoureux du jardinage soucieux de voir évoluer leurs espaces à chaque saison.
Pour approfondir la question, il peut être utile de consulter ce guide sur comment planter un arbre fruitier ?. Cela permettra d’anticiper certaines opérations spécifiques lors de la mise en terre du cerisier, et d’accroître les chances de réussite.
Le printemps, apogée du Prunus serrulata
Les amoureux de jardins guettent souvent les premiers signes du printemps. À ce moment-là, le cerisier du Japon développe ses boutons, puis explose en pompons roses ou blancs parfois teintés de nuances subtiles. Il suffit parfois d’une semaine ensoleillée pour habiller tout l’arbre de fleurs tandis que les pelouses alentour se couvrent aussi de pétales tombés. Cette période de floraison, qui s’échelonne de mars à avril, reste intense mais relativement brève. Savoir tirer profit de ces quelques semaines rend la contemplation encore plus appréciable. Un conseil s’impose d’emblée : pour une fleuraison plus harmonieuse, attention à la préparation du sol avant plantation, ce qui favorisera les racines et limitera le stress lors du redémarrage de la végétation.
Bien choisir parmi les variétés de cerisiers
La sélection de la variété se révèle rarement anodine : chacun y va de ses préférences, mais également de ses contraintes. Trois grands classiques méritent d’être cités :
- Yoshino : cette variété très courante propose de grandes corolles blanches légèrement teintées de rose, accompagnées d’un parfum qu’on devine en s’approchant.
- Kanzan : remarquable avec ses fleurs doubles rose vif, elle attire les regards et se dresse volontiers en isolé pour jouer le rôle de pièce maîtresse dans un massif.
- Amanogawa : variante plus étroite, elle tire parti des espaces restreints, idéale en alignement ou dans un jardin urbain où chaque mètre compte.
Prendre en considération l’espace disponible limitera les surprises désagréables. En plantant, pensez à la taille adulte : un arbre mal positionné ou trop collé à une clôture finira par créer des tensions dans la composition générale du jardin. Lorsque la place se fait rare, privilégier Amanogawa peut éviter certains regrets. Il arrive régulièrement que des jardiniers novices se trompent sur ce point : il est alors beaucoup plus difficile de remédier à un manque de recul des années plus tard.
Les secrets d’un sol adapté
Un cerisier prospère largement dans un sol enrichi, bien drainé et légèrement acide. Certains oublient de prêter attention à cette base : le résultat, concrètement, impacte directement la vigueur du feuillage et le nombre de fleurs. Les sols trop lourds ou en proie à la stagnation de l’eau devront être allégés ; un amendement organique, réalisé progressivement à chaque automne, permettra d’accompagner la croissance racinaire. Il peut aussi arriver que la plantation en terrain calcaire ralentisse le développement de l’arbre. Pour limiter ce souci, un paillage végétal enrichi en écorces de pin peut améliorer l’acidité du sol localement.
Entretenir le cerisier : taille et arrosage
Pourquoi certains cerisiers fleurissent-ils mieux que d’autres ? L’entretien fait toute la différence. Il s’agit d’abord de réguler l’arrosage. Un excès d’eau provoque un pourrissement des racines, une carence affaiblit l’arbre… Trouver la juste dose permet d’obtenir de belles inflorescences. Une séance hebdomadaire suffit la majorité du temps, surtout lors des périodes sèches, en veillant à arroser au pied et non sur le feuillage.
Concernant la taille, une action douce en fin d’hiver s’impose. On retire les bois morts, les rameaux croisés ou malade, afin de favoriser l’apparition de jeunes pousses vigoureuses. Certains débutants coupent maladroitement au printemps, juste avant la floraison : erreur fréquente, qui se solde par une récolte de fleurs amputée. Résister à l’envie de trop tailler s’apprend – et finit par convaincre quand, une année, l’arbre vous remercie par une floraison généreuse.
Planter un cerisier au bon moment
La date de plantation conditionne le développement harmonieux de l’arbre. Octobre et novembre, phases durant lesquelles les feuilles tombent, constituent la fenêtre idéale : la sève se concentre dans les racines, qui auront tout le loisir de s’étaler avant la reprise printanière. L’installation pendant l’hiver demeure envisageable si le sol n’est ni gelé ni gorgé d’eau. Certains jardiniers invétérés attendent les premiers frimas pour installer leurs jeunes cerisiers, profitant ainsi d’un redémarrage progressif à la saison suivante.
Les erreurs à éviter à tout prix
Mieux vaut prévenir les faux pas courants qui pourraient compromettre la santé du cerisier :
- Arrosage trop fréquent : souvent synonyme d’étouffement racinaire.
- Oubli d’apport en matière organique, qui asphyxie les cultures sur le long terme.
- Ombre portée excessive, responsable d’une floraison timide.
Certains signes parlent d’eux-mêmes : feuillage qui pâlit, floraison moins dense que par le passé, croissance ralentie. Ajuster les gestes suffit à corriger ces anomalies. L’expérience renforce cette vigilance au fil du temps, et chaque année apporte son lot de nouveautés à observer.
Des couleurs attrayantes tout au long de l’année
Au-delà de la période de fleurs, le feuillage des cerisiers accompagne harmonieusement les changements de saisons. Rouge, cuivre, jaune doré… la palette évolue lentement, apportant chaque mois une note différente au jardin. Cependant, la taille demeure importante pour maintenir cette allure compacte ou équilibrée, surtout quand plusieurs arbres partagent un même espace. Mieux vaut intervenir quand la sève est encore descendue, à la fin de l’hiver, pour favoriser la pousse de nouvelles branches bien structurées. Attention donc à ne pas laisser l’arbre s’élancer trop haut au détriment des végétaux voisins.
Où acheter un cerisier du Japon ?
Les pépinières en ligne figurent parmi les options privilégiées pour se procurer des cerisiers de belle qualité. Non seulement leur catalogue est vaste, mais il inclut également des informations sur l’origine, la résistance ou l’entretien de chaque variété. Méfiez-vous toutefois des tarifs trop alléchants : des prix bas cachent parfois des lots de qualité médiocre ou peu adaptés à votre région. L’échange de conseils avec d’autres passionnés de jardinage et la lecture attentive des avis peuvent prévenir bien des déconvenues. Parfois, contacter directement le fournisseur permet de s’assurer que l’on commande l’arbre le mieux adapté à ses attentes.
Un conseil express pour une floraison prolongée
N’oubliez pas le paillage. En déposant une couche de copeaux de bois ou de feuilles mortes autour du pied de l’arbre, on limite l’évaporation de l’eau et on stabilise la température du sol. Ce geste simple renforce l’impact visuel de l’arbre et protège également contre les mauvaises herbes. Le recours à des matières organiques locales permet, en outre, de nourrir la microfaune du sol, contribuant ainsi à la bonne santé globale du cerisier. Finalement, en construisant cet écosystème naturel, tout le jardin bénéficie du développement progressif de l’arbre, saison après saison.
Sources :
- rustica.fr
- gerbeaud.com
- promessedefleurs.com